Johannes Hermans et Ernest Herb

  • Ces deux représentants de MISEREOR de l’Allemagne de l’Ouest, prennent contact avec la poissonnerie de Kalidaha sur la baie du Bengale; ils veulent recueillir des informations pour leur prochaine campagne de charité au cours du carême de 1976. De retour au pays, J. Hermans publie un article sur leur voyage dans la revue Misereor du 4 avril 1976. Je laisse de côté les détails techniques sur la pêche pour ne retenir que les remarques louangeuses de ces gens compétents sur la personnalité du frère Flavien :
  • « Tempo, tempo, tempo
  • Il s’agit donc de se hâter, d’accélérer. Quand il est question de «tempo», le dynamique Canadien est bien connu dans Chittagong. Je n’ai jamais vu un homme, qui compte presque 70 ans, prendre des décisions si rapides et si résolues. Il ne marche pas, il court. Il mitraille ses gens de questions. Y a-t-il suffisamment d’huile, de glace et d’eau à bord du bateau? Le moteur ronronne-t-il bien? Que dit le bulletin météorologique? Entre-temps, Flavien trouve toujours le temps pour une plaisanterie. Les Bengalis rient de bon cœur. Sa vie ne fut qu’une lutte. Quel visage, pensai-je, alors que nous étions depuis longtemps au large et que lui s’était installé à la proue du bateau. Des yeux jeunes sous une chevelure chenue. Des yeux qui ont vu beaucoup et qui ont été témoins de bien des événements! Pour moi, le frère Flavien est la vivante incarnation du personnage qu’a si bien décrit l’écrivain américain Ernest Hemingway dans son roman «Le vieil homme de la mer». Toute sa vie ne fut qu’un combat contre la pauvreté, la misère et l’ignorance. Et le succès lui a été souvent difficile. »
  • Maintenant, nous en savons un peu plus sur les problèmes que, jour après jour, les pêcheurs du Bengale doivent résoudre. Et finalement, nous avons rencontré le frère Flavien, un homme qui ne vit que pour les autres. Comme disaient les pêcheurs: «Il est toujours là pour nous aider.»