M. Joseph Gomes

un ancien élève du frère Flavien, Discours prononcé au Bangladesh

« Frère Flavien goûte à la nourriture des pensionnaires à tous les jours pour vérifier s’ils sont nourris comme il faut. Si un pensionnaire tombe malade, frère Flavien le soigne avec tout l’amour et le dévouement d’une mère. En se rappelant le sort d’un pensionnaire, frère Flavien en a encore les larmes aux yeux. Il nettoie même les toilettes des pensionnaires avec un balai. 

Frère Flavien s’habitue à marcher nu-pieds comme les pauvres des villages. En hiver, un pensionnaire souffre-t-il du froid, frère Flavien lui passe ses propres couvertures ou son chador (foulard).

Frère Flavien voit à ce que les jeunes observent la discipline et punit les coupables. L’enfant pleure-t-il, frère Flavien a les larmes aux yeux… et lui donne une friandise pour lui faire oublier sa punition.

Quand frère Flavien sent la colère monter, il s’empare d’une «kodal» (hache) et travaille dans le jardin tant que sa bonne humeur n’est pas revenue.

Frère Flavien n’est pas attaché à l’argent. Il distribue aux pauvres l’argent qu’il reçoit. S’il se trouve à court de fonds pour les pensionnaires, le jeudi, jour du marché, il s’enferme alors dans son bureau et … pleure. Puis il emprunte et finit par acheter au moins le nécessaire pour ses pensionnaires.

Et ces deux cents arbres qu’il a transplantés – ils auraient dû tous mourir. Ils ont bien poussé grâce à la touche magique du frère Flavien. L’Inspecteur d’école, Janidas Rajeshar Roy Chowdhury et le Président du «board» du district, feu Ismail Mia/Hashem Ali Khan sont pleins de louanges pour l’œuvre du frère Flavien à Padrishibpur.»